Chirurgie à l’hôpital de Royan : une rencontre décisive avec le ministre de la Santé – Sud Ouest

Par Ronan Chérel



Fin juillet déjà, le député Didier Quentin avait écrit à Olivier Véran.  

Article actualisé le mardi 29 septembre, à 18h30 : pris sur un autre front, celui évidemment de la Covid-19, le ministre de la Santé a informé ce mardi Dominique Bussereau et Didier Quentin du report de leur rencontre au sujet de la réouverture d’une activité chirurgicale orthopédique au centre hospitalier de Royan.

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Le rendez-vous de ce mardi, en fin de journée, entre Olivier Véran, Dominique Bussereau et Didier Quentin pourrait déjà être déterminant pour le projet de réouverture d’une activité de chirurgie orthopédique et traumatologique au centre hospitalier de Royan.

Le ministre de la Santé a en effet accepté de recevoir le président du Conseil départemental et le député (LR) de la 5e circonscription, qui l’avait d’ailleurs informé du projet dès le 29 juillet par un courrier dans lequel Didier Quentin justifiait ce projet par la « forte proportion de personnes âgées » au sein de la population du Pays royannais.

Autre argument avancé par le député et ancien maire de Royan, alors qu’ »il apparaît impératif de redynamiser le centre hospitalier de Royan, il serait déraisonnable de livrer la santé de la population à un seul groupe privé, Vivalto, qui a déjà acheté la clinique Pasteur et sera, d’ici à la fin de l’année 2020, en possession de la Polyclinique de Saint-Georges-de-Didonne ».

« Une société privée »

La motion adoptée vendredi par les conseillers communautaires esquissait déjà la forme que pourrait prendre ce « nouveau » service de chirurgie à l’hôpital. Didier Quentin la développait dans son courrier au ministre de la Santé :

Il s’agit de la création d’une société privée qui serait dirigée par le docteur Youcef Asloum (1), qui exploiterait le pôle de chirurgie. Le centre hospitalier de Royan sous-traiterait l’ensemble de la chirurgie à cette société. Celle-ci apporterait du personnel, médical et paramédical, compétent et qualifié en chirurgie, et elle assurerait le bon fonctionnement du pôle de chirurgie du Centre hospitalier, en exploitant un bloc opératoire et une unité chirurgicale de dix lits d’hospitalisation, dont trois ambulatoires. »

(1) Chirurgien orthopédique et traumatologique licencié début août par la Polyclinique Saint-Georges, mais attaché à continuer à exercer sur le territoire (notre édition du 5 août 2020).

Régine Joly y était aussi

En 2005, la chirurgie disparaissait du giron de l’hôpital public. À l’époque, l’élu communiste Jacques Guiard (au centre, pantalon bleu) battait le pavé. Régine Joly avait manifesté elle aussi, avec son écharpe.
En 2005, la chirurgie disparaissait du giron de l’hôpital public. À l’époque, l’élu communiste Jacques Guiard (au centre, pantalon bleu) battait le pavé. Régine Joly avait manifesté elle aussi, avec son écharpe.  © Crédit photo : archives stéphane paPeau

« Dans la légende de la photo de 2005, il manque un nom : le mien ! » De fait, dans l’article évoquant l’intervention de l’élu en activité Jacques Guiard (« Sud Ouest » du 26 septembre »), le nom de Régine Joly, comme quelques centaines d’autres manifestants, n’était pas précisé.

En 2005, pourtant, rappelle l’intéressée, elle était conseillère régionale et siégeait, à ce titre, au conseil d’administration du centre hospitalier. « Dans ce CA, sans concertation, on nous a annoncé la fermeture de ce service et j’ai été la seule à m’opposer et voter contre ! J’ai d’ailleurs immédiatement engagé une action au tribunal. » L’un de ses deux recours a abouti à l’annulation de la délibération du CA, mais trop tard, « hélas », début 2007. La chirurgie n’avait pas été rouverte.


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