Royan : le peintre aux grands formats à l’honneur – Sud Ouest

Antoni Ros Blasco sera l’invité du directeur du Centre d’arts plastiques, Jean-Pascal Léger, ce samedi à 11 heures aux voûtes du port.

L’exposition du peintre Antoni Ros Blasco et de la dessinatrice Michèle Poitrenaud se poursuit au Centre d’arts plastiques (CAP), aux voûtes du port de Royan, jusqu’au 18 octobre. Ce samedi, le directeur Jean-Pascal Léger y mènera à 11 heures une visite commentée couplée d’un entretien avec le peintre Antoni Ros Blasco (1). « La fréquentation de l’exposition est bonne et nous accueillerons plusieurs classes pour des animations pédagogiques, notamment de l’école Louis-Bouchet et du collège Les Vieilles Vignes à Cozes. La salle d’exposition se prête aux conditions d’accueil dans le respect des mesures sanitaires, mieux même qu’une salle de classe », souligne Jean-Pascal Léger.

Le peintre barcelonais sera donc à l’honneur aujourd’hui avec ses peintures XXL. Onze grands formats (hauteur 300 cm, 258 cm ou 250 cm) composent le cœur de cette exposition. La majorité de ces toiles ont été peintes cette année, pendant le temps du confinement.

Il peint debout

« Antoni Ros Blasco entreprend souvent des tableaux qui excèdent généreusement sa propre taille. Il crée ainsi les conditions d’un dépassement, voire d’un arrachement aux conventions et aux habitudes formelles », dit de lui le directeur du CAP. Mais comment peint-il ses grandes toiles ? Debout ou à plat ? Sachant que certaines sont hautes de trois mètres.

« Debout ! Il me faut monter sur une échelle. Mon geste doit être sûr et c’est parfois un exercice périlleux », avoue l’artiste. « Les messages de sa peinture (émotionnels sans expressionnisme) confrontent l’artiste à ses épisodes de disparition et de renaissance, de “chute” », analyse Jean-Pascal léger.

Michèle Poitrenaud, elle, utilise l’encre de gravure sur papier comme support privilégié. Elle explique son travail ainsi : « L’attaque peut être vive sur la surface vierge ou le terrain peut être préparé avec un fond plus liquide passé avec un chiffon imbibé ou papier buvard froissé. Large tache légère et transparente parcourue de filaments ou bien pâte écrasée par le rouleau, qui sera labourée, effacée puis rechargée de matière. Tout se passe au milieu du format laissant le plus souvent une marge vivante et en attente. »

L’exposition est visible jusqu’au 18 octobre, du mardi au dimanche, de 15 heures à 19 heures, à l’Espace d’art contemporaine des Voûtes du Port, quai Amiral-Meyer à Royan.

(1) Inscriptions au 05 46 39 94 45.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *